Charles Leclerc craque au pire moment à Miami : « J’ai tout mis à la poubelle »

Charles Leclerc craque au pire moment à Miami : « J’ai tout mis à la poubelle »
Crédit: Portrait de Charles Leclerc, pilote Ferrari, au Grand Prix de Miami 2026, 4e manche du championnat F1 2026 aux États-Unis. Crédit photo Overtake Agency / Joseph Pinchin

Alors qu'il prétendait à la troisième place du podium, Charles Leclerc a tout perdu dans le dernier tour, victime d'un tête-à-queue, et d'une voiture visiblement endommagée. 

Il y a des courses que l'on perd en stratégie, d'autres en rythme… et puis il y a celles que l'on perd en une seconde. À Miami, Charles Leclerc a coché la troisième case.

Longtemps dans le coup, et même leader après un départ parfaitement exécuté, le pilote Ferrari semblait filer vers un podium solide. Mais dans le dernier tour, tout a basculé.

Un départ parfait… et une course solide

Dès l'extinction des feux, Leclerc a frappé fort. Profitant d'un envol manqué d'Antonelli, il a plongé à l'extérieur pour s'emparer de la tête. Un départ propre, incisif, dans la lignée de ses bonnes mises en action depuis le début de saison.

Malgré la pression constante, Antonelli d'abord, puis les McLaren très incisives, le Monégasque est resté dans le match. Même après une stratégie discutable et un arrêt lent (3,7 secondes), il est parvenu à se replacer dans la lutte pour le podium.

Et dans le final, tout restait ouvert.

Le pari stratégique… et le point de rupture

Face à Oscar Piastri, Ferrari a tenté un coup. Laisser passer la McLaren pour mieux répliquer ensuite, grâce au mode dépassement.

Sur le papier, l'idée se tenait.

« Ça faisait partie de la stratégie, mais elle n'a pas fonctionné. Si je restais devant, j'étais sûr qu'il allait me dépasser car ils avaient trop de vitesse en ligne droite et dans le deuxième secteur. Je voulais le mode overtake, il est passé comme attendu mais j'ai fait l'erreur et ça a tout jeté à la poubelle », a-t-il déclaré au micro des journalistes après la course.

Le plan s'est déroulé… jusqu'au moment où il fallait conclure.

Une erreur qui coûte très cher

En voulant rester au contact de Piastri dans le dernier tour, Leclerc a trop demandé à sa monoplace. Une accélération un peu trop optimiste, et la Ferrari est partie en tête-à-queue. Rideau.

En quelques secondes, le podium s'est envolé. Pire : sa voiture endommagée l'a rendu vulnérable, et il a perdu deux positions supplémentaires dans les derniers kilomètres face à Russell et Verstappen. De troisième à sixième. Brutal.

« J'ai tout donné, je savais que ce serait crucial d'avoir le mode dépassement dans le dernier tour, je savais que le déploiement était pas très bon face à la McLaren. Ce ne sont pas des excuses parce que je peux m'en prendre qu'à moi-même. »

L'erreur aurait même pu avoir des conséquences plus lourdes.

« J'ai eu de la chance de finir la course car ça aurait pu s'arrêter là. Au lieu de finir quatrième je finis sixième. »

Car oui, avant la glissade, la quatrième place était assurée. Le podium restait incertain, mais les gros points étaient là. Finalement, Ferrari repart avec un goût amer… et des points envolés. « En performance ça a été un très bon début de saison et une très bonne course. »

Mais en Formule 1, la ligne entre performance et erreur est fine. Très fine.

« Mais l'erreur dans le dernier tour est grosse, peut-être trop optimiste sur l'accélérateur en essayant de rester proche d'Oscar. Ça a déjà été proche plusieurs fois cette saison et là c'est arrivé. »

Un dimanche qui pourrait encore s'alourdir

Comme si cela ne suffisait pas, Leclerc est également sous enquête après l'arrivée :

  • pour avoir potentiellement gagné un avantage hors piste après son tête-à-queue
  • pour être resté en piste avec une voiture endommagée
  • et pour un contact avec Russell dans les derniers virages

Autant dire que la sixième place n'est même pas totalement garantie.

Leclerc, juge et coupable

Dans tout ça, Leclerc ne cherche pas à se cacher. Il assume. Entièrement.

« Mon erreur a mis tout le travail de l'équipe à la poubelle, donc je dois être très dur avec moi-même car il ne faut pas que ça se reproduise. » Une phrase forte, à l'image d'un pilote qui sait qu'il avait entre les mains un très gros résultat…