Grand Prix d’Australie : Doublé de Mercedes, George Russell grand victorieux d’une course animée
Mercedes a tapé très fort pour la première course de la saison F1 : George Russell remporte le Grand Prix d'Australie devant son coéquipier Kimi Antonelli, suivis par les Ferrari, Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Les feux s'éteignent et George Russell s'élance, mais Charles Leclerc réalise un excellent départ et prend la tête de la course avant même le premier virage ! Excellent envol également pour Isack Hadjar, qui conserve sa troisième position. Derrière, Kimi Antonelli se fait surprendre par l'extinction des feux, intervenue plus rapidement que d'habitude.
Lewis Hamilton grimpe alors à la troisième place, rétrogradant Hadjar, tandis que Arvid Lindblad, seul rookie de cette saison, réalise lui aussi un très bon départ et pointe déjà au cinquième rang.
Mais Russell reprend rapidement l'avantage : dès le deuxième tour, la Mercedes repasse devant la Ferrari, qui ne parvient pas à répondre au rythme de la Flèche d'Argent.
On rappelle également qu'Oscar Piastri s'est crashé avant même le départ du Grand Prix d'Australie, lors du tour de reconnaissance en rejoignant la grille. Une véritable catastrophe pour les supporters australiens venus nombreux à Melbourne.
Pendant ce temps, Franco Colapinto est sous enquête pour la procédure de départ, tandis qu'Antonelli recule jusqu'à la septième place. Mais Leclerc réagit immédiatement et reprend la tête au troisième tour !
Ce début de Grand Prix est décidément très animé. Leclerc met la pression sur Russell, on a droit à de nombreuses passes d'armes, tandis que Max Verstappen entame déjà sa remontée depuis la 20e place : le Néerlandais est déjà 14e au quatrième tour.
Une course animée dès les premiers tours
Antonelli comble progressivement son retard pris au départ et vient menacer la troisième place d'Hamilton, en enchaînant les meilleurs tours en course. Colapinto, lui, écope d'une pénalité dans la voie des stands.
Puis coup dur : gros problème moteur pour Isack Hadjar. La monoplace du Français se met à fumer abondamment et il doit s'arrêter sur le bord de la piste. Une Virtual Safety Car est immédiatement déployée.
C'est une énorme déception pour le pilote français, qui semblait en mesure de réaliser un très solide week-end. Cela rappelle malheureusement son abandon de l'an dernier, quand il s'était crashé lors du tour de formation… Mais il n'a ici aucune responsabilité.
Certains pilotes en profitent immédiatement pour passer par les stands : Lando Norris, Carlos Sainz, Fernando Alonso, Liam Lawson et Lance Stroll changent leurs gommes. Les leaders, eux, manquent cette première fenêtre stratégique.
Ferrari rate une opportunité stratégique
Les Mercedes s'arrêtent finalement au tour suivant, toujours sous régime de VSC, tandis que les Ferrari choisissent de rester en piste.
Un choix étonnant, qu'Hamilton questionne à la radio : « Au moins un de nous deux aurait dû rentrer ! »
Il semble y avoir un problème de communication chez Ferrari : les mécaniciens sont sortis du garage, mais aucun des deux pilotes ne plonge dans la voie des stands, alors que la VSC est prolongée et qu'ils en avaient encore l'opportunité.
Voilà une décision stratégique qui risque de faire parler dès cette première course de la saison.
Mauvaise nouvelle également pour Fernando Alonso, contraint d'abandonner au 15e tour. Une issue malheureusement assez prévisible au vu des problèmes rencontrés par l'Aston Martin, notamment ces vibrations intempestives qui compliquent son exploitation.
Les VSC s'enchaînent
La VSC prend fin avec Leclerc, Hamilton et Russell aux trois premières places. Derrière, Lindblad – qui ne s'est pas arrêté non plus – précède Antonelli.
Avec leurs pneus neufs, les Mercedes sont nettement plus rapides que les Ferrari et enchaînent les tours rapides.
Mais deux tours plus tard, nouvelle Virtual Safety Car : la Cadillac de Valtteri Bottas s'immobilise dans l'herbe au 19e tour.
Cette fois, plusieurs pilotes en profitent pour plonger dans la voie des stands : Verstappen, Lindblad, Bortoleto et Bearman changent leurs pneus.
Le Néerlandais réalise au passage une très belle remontée grâce à ses pneus durs et ressort septième avant de dépasser Lindblad dès le tour suivant.
Les Ferrari, elles, restent encore en piste. Et la FIA finit par fermer l'entrée des stands, les commissaires poussant la Cadillac vers cette zone. Une situation qui bloque définitivement toute opportunité pour les monoplaces rouges.
Hamilton rassure cependant son équipe à la radio : ses pneus tiennent encore le coup.
Batailles dans le peloton
Au 21e tour, léger contact entre les deux Français Pierre Gasly et Esteban Ocon. Heureusement, aucun dégât n'est à signaler, mais l'incident est placé sous investigation.
Les deux hommes se battent pour les points, Gasly occupant alors la dixième place.
Pendant ce temps, Russell signe le meilleur tour en course et réduit progressivement l'écart sur Hamilton, désormais à moins de cinq secondes. Les deux Ferrari restent également proches, avec moins de deux secondes entre elles.
Sergio Perez et Liam Lawson sont eux aussi sous enquête : l'un pour avoir forcé l'autre à quitter la piste, le Mexicain étant également examiné pour non-respect des drapeaux bleus.
Mercedes prend l'ascendant
Ferrari finit par réagir : Leclerc s'arrête au 25e tour pour chausser les pneus durs.
Hamilton récupère alors provisoirement la tête du Grand Prix d'Australie, mais Russell est déjà à moins d'une seconde. Le Britannique plonge ensuite à son tour dans la voie des stands.
Russell indique à la radio que la stratégie à un seul arrêt est jouable jusqu'au bout. Il reprend ensuite la tête de la course, devant Antonelli.
Une fin de course sous contrôle
Surprise au tour 28 : Fernando Alonso est brièvement de retour en piste. Aston Martin semble utiliser la fin de course comme une séance d'essais grandeur nature, la monoplace manquant cruellement de roulage.
Devant, Russell creuse l'écart : près de dix secondes d'avance sur Antonelli.
Une nouvelle VSC est brièvement déclenchée à cause de débris provenant de la Cadillac de Sergio Perez, mais elle ne dure que quelques instants.
Au 35e tour, Lando Norris – seul pilote McLaren encore en piste – s'arrête pour chausser des pneus mediums.
Plusieurs équipes semblent penser qu'une stratégie à un seul arrêt peut fonctionner… sauf Red Bull. Max Verstappen effectue un second arrêt pour remettre des pneus durs.
Mercedes intouchable
À l'avant, George Russell conserve environ 6,7 secondes d'avance sur son coéquipier.
Charles Leclerc reste à plus de 16 secondes du leader et tente de mettre la pression sur Mercedes pour les pousser à exploiter davantage leurs pneus.
Fernando Alonso est finalement définitivement hors course, tandis que Lance Stroll abandonne lui aussi. Le Canadien aura néanmoins roulé bien plus longtemps que prévu, ce qui peut être vu comme un petit signe encourageant pour Aston Martin.
Dans le peloton, la bataille 100 % britannique entre Oliver Bearman et Arvid Lindblad anime la fin de course, les deux pilotes échangeant régulièrement leurs positions en jouant avec leur gestion d'énergie.
Leclerc essaie de revenir, mais il ne parvient pas à se rapprocher suffisamment d'Antonelli ou de Russell pour forcer Mercedes à s'arrêter à nouveau. Les mots d'Hamilton à propos d'un arrêt sous VSC semblent désormais résonner dans le garage Ferrari.
Leclerc reste à 16 secondes de la tête, Hamilton à 20,6 secondes.
Russell lance sa saison
Dans les derniers tours, Hamilton revient légèrement sur son coéquipier et se rapproche à moins de quatre secondes de Leclerc, mais cela reste insuffisant.
Devant, Mercedes file vers un doublé pour l'ouverture de la saison.
Au terme des 58 tours, George Russell s'impose donc sans véritablement trembler – sauf peut-être dans les premiers tours –, devant Kimi Antonelli, à moins de trois secondes.
Charles Leclerc complète le podium, plus de 12 secondes derrière, avec Lewis Hamilton dans son sillage à moins d'une seconde.
Derrière, Lando Norris termine cinquième, devant Max Verstappen, auteur d'une très solide remontée depuis la 20e place.
Oliver Bearman se classe septième, Arvid Lindblad huitième pour sa première course en Formule 1, Bortoleto est neuvième, tandis que Pierre Gasly arrache le dernier point de la dixième place.
La première victoire de la saison revient à Russell, qui ne cachait pas son enthousiasme à la radio : « J'adore cette voiture, j'adore ce moteur ! »
On veut bien le croire.
Le classement du Grand Prix d'Australie 2026
| Pos. | N° | Pilote | Équipe | Tours | Temps / Abandon | Pts |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 63 | George Russell | Mercedes | 58 | 1:23:06.801 | 25 |
| 2 | 12 | Kimi Antonelli | Mercedes | 58 | +2.974s | 18 |
| 3 | 16 | Charles Leclerc | Ferrari | 58 | +15.519s | 15 |
| 4 | 44 | Lewis Hamilton | Ferrari | 58 | +16.144s | 12 |
| 5 | 1 | Lando Norris | McLaren | 58 | +51.741s | 10 |
| 6 | 3 | Max Verstappen | Red Bull Racing | 58 | +54.617s | 8 |
| 7 | 87 | Oliver Bearman | Haas F1 Team | 57 | +1 tour | 6 |
| 8 | 41 | Arvid Lindblad | Racing Bulls | 57 | +1 tour | 4 |
| 9 | 5 | Gabriel Bortoleto | Audi | 57 | +1 tour | 2 |
| 10 | 10 | Pierre Gasly | Alpine | 57 | +1 tour | 1 |
| 11 | 31 | Esteban Ocon | Haas F1 Team | 57 | +1 tour | 0 |
| 12 | 23 | Alexander Albon | Williams | 57 | +1 tour | 0 |
| 13 | 30 | Liam Lawson | Racing Bulls | 57 | +1 tour | 0 |
| 14 | 43 | Franco Colapinto | Alpine | 56 | +2 tours | 0 |
| 15 | 55 | Carlos Sainz | Williams | 56 | +2 tours | 0 |
| 16 | 11 | Sergio Perez | Cadillac | 55 | +3 tours | 0 |
| NC | 18 | Lance Stroll | Aston Martin | 43 | +15 tours | 0 |
| NC | 14 | Fernando Alonso | Aston Martin | 21 | DNF | 0 |
| NC | 77 | Valtteri Bottas | Cadillac | 15 | DNF | 0 |
| NC | 6 | Isack Hadjar | Red Bull Racing | 10 | DNF | 0 |
| NC | 81 | Oscar Piastri | McLaren | 0 | N'a pas pris le départ | 0 |
| NC | 27 | Nico Hülkenberg | Audi | 0 | N'a pas pris le départ | 0 |