Cadillac découvre la réalité de la F1 : « Le début d’un très long voyage »

Cadillac découvre la réalité de la F1 : « Le début d’un très long voyage »
Crédit: Valtteri Bottas pilote pour le Cadillac Formula 1 Team lors du Grand Prix d'Australie 2026, début du championnat FIA de F1, à Melbourne du 5 au 8 mars 2026. (Overtake Agency / Levi Erb)

Pour Cadillac, le Grand Prix d'Australie marque une étape historique. L'écurie américaine a disputé à Melbourne sa première séance officielle de Formule 1 avec deux voitures en piste. Un moment symbolique que son directeur, Graeme Lowdon, a vécu avec beaucoup de lucidité.

Il faut une première fois pour tout.

Jusqu'ici, le nouveau projet Cadillac n'avait jamais fait rouler deux monoplaces simultanément. Voilà qui est chose faite, ce vendredi après les deux séances d'essais libres du Grand Prix d'Australie.

« C'était très intense parce que c'est la première fois que nous faisons rouler deux voitures », explique Graeme Lowdon.

L'équipe n'en est qu'au début de son aventure en F1. « Tout ce projet a été une succession de premières fois. Et aujourd'hui en était une autre. »

Lors de cette première séance, Cadillac a suivi son programme de travail habituel, avec quelques évolutions à tester.

Des petits soucis inévitables

Comme souvent pour une équipe débutante, quelques problèmes sont apparus lors des essais. « Nous avons perdu deux rétroviseurs », raconte Lowdon avec humour.

Mais pour le Britannique, ce type d'incident fait partie de l'apprentissage. « Ce sont des problèmes que l'on peut corriger et améliorer. »

Malgré l'enthousiasme entourant l'arrivée de Cadillac, Graeme Lowdon rappelle que le projet reste encore jeune. « Melbourne peut facilement être vu comme l'objectif final, mais ce n'est pas le cas », explique-t-il.

L'entrée officielle en F1 n'est en réalité que le point de départ. « Notre objectif est simplement de commencer à courir. Et pour moi, cela marque le début d'un très long voyage. »

Le directeur de l'écurie rappelle l'ampleur du chantier réalisé en seulement un an.

« Demain marquera l'anniversaire de notre entrée officielle en Formule 1 », souligne-t-il.

En douze mois, l'équipe a dû :

  • concevoir la voiture

  • recruter les ingénieurs

  • construire les infrastructures

  • organiser toute la structure de l'écurie.

« Si quelqu'un nous avait dit il y a un an que nous ferions rouler deux voitures en EL1 aujourd'hui, nous aurions signé immédiatement », assure Lowdon.

Une concurrence redoutable

Le patron de Cadillac insiste également sur le niveau exceptionnel de la discipline. « La Formule 1 est le plus grand sport d'équipe du monde », estime-t-il. « Mais aussi le plus difficile. La concurrence est absolument folle. »

L'objectif est donc clair : apprendre avant de viser plus haut. « Nous affrontons les meilleures équipes du monde. Il faut commencer quelque part. »

Pour Graeme Lowdon, le projet Cadillac repose avant tout sur l'humain. « Nous voulons construire une équipe que les gens sont fiers de rejoindre et qu'ils n'ont pas envie de quitter », explique-t-il.

Le Britannique conclut avec une certaine émotion : « C'est un immense honneur et un privilège de faire partie de ce projet. »

Bref, à Melbourne, Cadillac découvre donc les réalités de la Formule 1… avec la certitude que le chemin vers le sommet sera long.