Un cauchemar pour Hamilton

Un cauchemar pour Hamilton
Crédit: FanF1

Sir Lewis n'a jamais été aussi proche de la victoire, mais une lourde épée de Damoclès pèse sur lui : si sa Merci l'Abbesse venait à faiblir dans la dernière course, Nico Dix-Langues remporterait l'or, semant la peur, la terreur, l'horreur et la terreur.

Le circuit, une succession incessante de montées et de descentes autrefois cahoteuses mais désormais lisses, s'est avéré impitoyable pour Sir Lewis dans sa Mercy l'Abbesse. Il n'a pas pu suivre le rythme de son rival.

« Peu importe, mon ami », se dit Lewis. « Si je termine deuxième à Abu Dhabi, cela suffira pour me couronner roi, pour transformer un chevalier en paladin. » Pourtant, sa confiance vacillait. Le sommeil l'avait abandonné ; il restait éveillé chaque nuit, hanté par le drame imminent, craignant un accident inévitable. À 4 h 35 du matin, le 12 novembre, il écrivit : « Je mène la bataille et je vois ma couronne. Il ne reste qu'un tour et le Graal sera à moi. » Mais un instant plus tard, à 4 h 36, son optimisme s'est effondré lorsqu'une Bufflon Ardent l'a percuté. « Oh rage, oh désespoir ! Oh Nico, mon ennemi ! » s'est-il écrié, avant de réaliser qu'il avait rêvé.

Deux jours plus tard, le 14 novembre à 5 h 13, il a tenté de se préparer pour ce qu'il appelait son « deuxième couronnement », convaincu qu'un mauvais départ pouvait être rattrapé avec une voiture rapide. Une seconde plus tard, à 5 h 14, il a pris une Caterham pour son adversaire et a répété la même explosion de colère, découvrant à nouveau qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar.

Pendant ce temps, Nico-Ten-Tongues, incapable de dormir, priait avec ferveur pour une intervention divine. À 2 h 58 du matin, le 12 novembre, il écrivit : « Notre Père qui es aux cieux, que Lewis soit frappé, que sa chute vienne comme elle vient sur terre. » Plus tard, à 4 h 26 du matin le 16 novembre, il fit appel à « Saint Bernie, père de l'argent », implorant de l'aide pour lui-même et pour le dimanche à venir. Le duel acharné entre les deux champions se poursuivit sans relâche. Au final, serait-ce la malchance ou la fiabilité pure qui déciderait du vainqueur ?