Depuis les débuts de la Formule 1, quelques circuits sont entrés dans l'histoire et sont toujours utilisés aujourd'hui. Si ces circuits classiques nous permettent de revivre le passé et continuent d'offrir des Grands Prix passionnants, sommes-nous tous d'accord sur ceux qui méritent de figurer dans cette liste ?
Quand on pense à la Formule 1, on imagine immédiatement ces circuits emblématiques qui ont vu défiler des générations de bolides, des pistes qui font désormais autant partie de la mythologie de ce sport que les pilotes eux-mêmes. Ce sont les « circuits historiques », un terme qui désigne les lieux qui ont façonné l'histoire de la F1, à ne pas confondre avec les « Grands Prix historiques », qui désignent les courses qui ont marqué le calendrier dans différents pays.
La première saison du championnat, en 1950, s'est déroulée sur sept circuits : Silverstone en Angleterre, les rues scintillantes de Monaco, Indianapolis aux États-Unis, Bremgarten en Suisse, Spa-Francorchamps en Belgique, Reims-Gueux en France et Monza en Italie, qui a clôturé l'année. Au cours de la décennie suivante, le calendrier s'est élargi, emmenant la grille de départ en Argentine, aux Pays-Bas, en Espagne et en Allemagne, mais Monza s'est avéré être l'hôte le plus fiable, apparaissant à chaque championnat de cette époque. Silverstone, Reims, le Nürburgring Nordschleife, Monaco, Buenos Aires et Spa ont également accueilli plus de six événements chacun.
Le temps a toutefois été plus clément avec certains circuits qu'avec d'autres. Le légendaire Nürburgring Nordschleife a perdu de sa popularité après une série d'incidents graves, tandis que Reims, Buenos Aires et Indianapolis ont tous été relégués au second plan. Indianapolis continue d'exploiter son célèbre ovale de 500 miles, mais il ne fait plus partie du calendrier de la F1, et l'Argentine n'a plus accueilli de Grand Prix depuis 1998. En revanche, Monaco, Monza, Silverstone, Zandvoort et Spa-Francorchamps ont perduré, Zandvoort ayant rejoint le championnat dans les années 1950 et fini par s'imposer comme un incontournable.
Depuis 1950, le sport a visité des centaines de circuits, mais une poignée d'entre eux dominent les statistiques. Les dix sites les plus fréquemment utilisés sont : 1. Monza – Grand Prix d'Italie – 72 courses 2. Monaco – Grand Prix de Monaco – 68 courses 3. Silverstone – Grand Prix de Grande-Bretagne – 57 courses 4. Spa-Francorchamps – Grand Prix de Belgique – 55 courses 5. Montréal – Grand Prix du Canada – 41 courses 6. Nürburgring – Grand Prix d'Allemagne – 41 courses 7. São Paulo – Grand Prix du Brésil – 39 courses 8. Hungaroring – Grand Prix de Hongrie – 38 courses 9. Hockenheim – Grand Prix d'Allemagne – 38 courses 10. Red Bull Ring – Grand Prix d'Autriche – 36 courses La revendication de la France concernant les circuits historiques fait l'objet d'un débat. Reims, un incontournable des premières années, appartient sans aucun doute à la liste historique. Les circuits plus récents du pays, Le Mans, Magny-Cours et Le Castellet, ont chacun accueilli 18 Grands Prix de France, mais leur statut diffère. Le Castellet a fait son entrée sur la scène de la F1 en 1971 et reste actif, ce qui lui vaut un statut légendaire parmi les circuits français. Magny-Cours, qui a fait ses débuts en 1991, a accueilli sa dernière course en 2008 et ne devrait pas revenir, ce qui rend son statut historique plus fragile. Si ces circuits ont contribué à l'héritage automobile français, ils ne peuvent pas encore être placés sur le même piédestal que Monaco, Spa ou Monza, qui ont chacun accueilli plus de trente événements.