Pourquoi « Salut Gilles ! » est-il affiché sur la ligne de départ du circuit de Montréal ?

Pourquoi « Salut Gilles ! » est-il affiché sur la ligne de départ du circuit de Montréal ?
Crédit: FanF1

Le circuit qui porte le nom de la légende affiche une inscription modeste sur sa ligne de départ et d'arrivée, mais celle-ci rend un hommage sincère. Découvrons l'histoire derrière le « Salut Gilles ».

Lorsque le tout premier Grand Prix du Canada a fait rugir ses moteurs sur le tout nouveau circuit en 1978, un prodige local a brandi le drapeau à damier, scellant une victoire qui allait résonner longtemps après la fin de sa carrière. Gilles Villeneuve, né en 1950 dans la petite ville québécoise de Berthierville, à deux pas du circuit qui porte aujourd'hui son nom, occupe toujours une place importante dans le paysage automobile canadien.

Issu d'une famille modeste, Villeneuve a connu une ascension fulgurante, qui a débuté en Formule Ford, s'est poursuivie en Formule Atlantique et a culminé avec un siège très convoité chez Ferrari. Au cours d'une carrière qui n'a duré que quelques saisons, le Canadien a remporté six Grands Prix et est monté treize fois sur le podium, se hissant ainsi au rang des légendes telles que Niki Lauda, René Arnoux et James Hunt. Même s'il n'a jamais remporté le titre mondial, le paddock n'a jamais douté de son statut de champion en devenir. La tragédie a frappé le 8 mai 1982 à Zolder, en Belgique. Lors des qualifications, la Ferrari n° 27 de Villeneuve a heurté une barrière et a fait un accident mortel. Il a été transporté d'urgence à l'hôpital, mais a succombé à ses blessures quelques heures plus tard, laissant le monde du sport et son pays sous le choc. À la suite de son décès, le Canada a rendu hommage à son héros disparu en donnant son nom au circuit de Montréal. Un modeste musée préserve aujourd'hui son histoire à Berthierville, une communauté de moins de 4 000 habitants. L'héritage de Villeneuve s'est perpétué à travers son fils, Jacques, qui a réalisé le rêve de son père en remportant le championnat du monde en 1997. Que vous ayez vu Gilles négocier les virages ou que vous ne connaissiez son nom que par les livres d'histoire, son influence perdure. Chaque Grand Prix du Canada se termine à l'endroit même où il a remporté sa première victoire, un hommage silencieux à un pilote qui, sans titre mondial, a néanmoins gravé son nom à jamais dans l'histoire de la Formule 1.