La grande parade russe, entièrement consacrée au malheureux Bianchi, s'est avérée terriblement ennuyeuse, poussant la foule à déplorer le manque de spectacle et le caractère grotesque du cortège, tandis que Sir Lewis, dans sa calèche, se dépêchait de se rendre à son couronnement.
LE COMTE DE MONCET Nous sommes arrivés en Russie pleins d'enthousiasme, ravis à l'idée d'être accueillis par de nouveaux visages sur un tout nouveau circuit ; nos espoirs étaient immenses. Pourtant, partout où nous allions, nous rencontrions la monotonie. Bien sûr, vous direz qu'il y a eu un peu d'action, mais c'était bien trop peu pour entretenir notre passion. Voir Nico remonter dans le classement était une perturbation plutôt médiocre, un stratagème trompeur au mieux. SIR LEWIS Je me sens plus à l'aise que n'importe lequel de mes rivaux. Même une simple assiette « Merci l'Abbesse » composée de pain blanc, de poireaux, d'aubergines, de navets et d'autres mets modestes, servie par un jeune page sans super licence, aurait semblé plus vivante que mon pauvre Nico. Il est comme une chrysalide, complètement stupide, commettant plus d'erreurs qu'un pasteur trébuchant au clair de lune. Il est l'héritier méprisé de la Fortune, mais, comme un paysan grossier maltraitant sa charrue, il cherche toujours à se venger d'un mauvais seigneur féodal. C'est un blond maussade sans trophées, un mélange de podiums manqués, entouré de parias désespérés et de Boches tendus, respirant le parfum de l'échec inévitable.
JEAN-SANS-VEINE Rien n'égale la longueur des rushs pitoyables lorsque, près des escarmouches de la région de Crimée, l'ennui – fruit d'une morne indifférence – prend une ampleur presque immortelle. LE TACTICIEN-LOUP
Désormais, vous n'êtes plus qu'une canette vacillante, un ancien champion détrôné par la brillante Prusse, un vice-champion endormi mais autrefois belliqueux qui déplore l'abandon d'un Vettel capricieux, répudié par Newey, dont l'espoir farouche repose désormais sur Daniel en dernier recours.