La cabale défavorisée

La cabale défavorisée
Crédit: FanF1

Une seule Grande Parade a plongé le Royaume dans le chaos, laissant Glowing Buffalo épuisée, torturée et humiliée, alors elle supplie Merci l'Abbesse de modérer son zèle. Les rebelles parviendront-ils à renverser le roi ?

Un empire brassicole est devenu le théâtre improbable d'une lutte de pouvoir complexe qui englobe désormais l'écurie Buffle Rougeyant, ses chevaux de grande valeur et un réseau de financiers obscurs. Canon Adrien, le principal fabricant derrière l'opération Buffle Rougeyant, ne rend de comptes qu'à l'archevêque Dietrich, un homme qui a bâti sa fortune sur un empire brassicole lucratif. L'influence de Dietrich s'étend bien au-delà de la cave, jusqu'au cœur même des affaires de l'écurie. Pendant ce temps, Godefroy de Taffin, le surveillant des chevaux Taïaut, est de plus en plus agacé par les défilés précoces des écuries rivales qui ont coopté ses six précieux palefrois. « Nous avons enfin libéré le pouvoir monstrueux de l'avoine purifiée », annonce de Taffin à ses pairs, laissant entendre une avancée décisive qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur. Dans le royaume lointain du grand-duc d'Austrasie, le comte de Moncet observe Merci l'Abbesse faire une démonstration de puissance stupéfiante, laissant ses adversaires bouche bée. L'hiver rigoureux de cette saison vient à peine de se terminer, mais le comte prévient que l'élan actuel ne peut durer. « Les Allemands trichent, trompent, mentent et cachent un secret comme on cache une maîtresse », déclara le stratège du Loup, accusant l'opposition de tyrannie plutôt que de succès. Il rappela à son auditoire les quatre années d'efforts acharnés pour renverser un roi autoproclamé immortel, désormais dépouillé de sa couronne et complotant dans l'ombre.

L'archevêque Dietrich, refusant d'admettre sa défaite, a menacé d'abandonner le royaume à moins que l'aide divine n'arrive ou que le riche bienfaiteur Bernie n'intervienne. « Si le Bon Dieu refuse de nous aider et que Bernie refuse de nous soutenir, je partirai demain », a-t-il averti.

Bernie le riche, toujours opportuniste, demanda sans détour : « Quelle est la récompense ? » L'archevêque répondit : « Quatre mille ducats, plus le double en florins. » L'accord fut conclu, Bernie promettant de ralentir l'avance allemande qui, selon lui, avait transformé la passion en oppression. Godefroy de Taffin tenta d'apaiser les tensions croissantes en proclamant : « Nous avons trouvé un moyen de libérer le pouvoir de l'avoine purifiée, et bientôt nos rivaux seront contraints de supplier Bernie de faire de Red Glowing Buffalo l'ennemi principal de la formule à base d'avoine. » Lorsque le chanoine Adrien remit en question la faisabilité de ce projet, de Taffin rétorqua : « Cet aimable compagnon y croyait vraiment ! En fait, nos retards n'ont fait qu'aggraver la situation, et l'année ressemble désormais à un calvaire atroce. »