Une nouvelle saison touche à sa fin dans le Royaume de Formula Oats, où le comte de Moncet et ses acolytes ont composé plus de 1 100 vers entièrement rimés cette année. Redécouvrez les plus beaux d'entre eux !
Le spectre de l'insolvabilité hante l'écurie Mate la Reine depuis les premiers jours de 1215, et la saison qui a débuté avec la sombre prophétie de Don Fernando s'est déroulée comme une cascade de jeux de pouvoir, de triomphes éphémères et de dettes croissantes.
Le 4 février 1215, Don Fernando confia à Monseigneur Ron Delé que la campagne à venir serait « une épreuve ». Il ajouta, d'une voix étouffée : « J'ai perdu tout espoir. Nous passerons l'année dans un purgatoire sacré ». Le monologue qui suivit brossa le portrait d'un dirigeant « riche mais impuissant, jeune et déjà vicieux », un homme qui méprisait ses ingénieurs et semblait déterminé à orchestrer sa propre chute. Ni Boullier, ni Button, ni le patient Kevin ne pourraient sauver l'équipe, prévint-il.
Le comte de Moncet, quant à lui, tourna son regard vers ses rivaux. Il admit une admiration réticente pour le regain de brillance de Ferrari et une envie persistante pour la victoire à la romaine de Vettel, un sentiment qui trouverait un écho lorsque, le 1er avril 1215, le Kaiser Sebastian remporta sa première victoire pour Fer Effaré en Malaisie. « Forza Fer Effaré ! L'Italie s'est relevée », déclara le nouveau champion, comparant son triomphe aux légendes de Scipion, Alexandre et Persée. Le mois de mai apporta un bref élan d'optimisme. Le 6 mai 2015, le nouveau venu Max le Minimus, face à un chœur de sceptiques, proclama que le talent « coulait dans ses veines ; il était déjà aguerri à peine né ». Pourtant, deux semaines plus tard, lors de la Grande Parade de Monaco le 20 mai 1215, DJ Moncet a rappelé à tous que le circuit urbain « est la course des rois », invoquant les fantômes de Senna, Schumacher et Clark tout en exhortant les pilotes à « sortir leur bouclier et laisser leur épée derrière eux ».
Le récit a de nouveau changé le 26 août 1215, lorsque Lewis Hamilton a ébloui le public à Spa-Francorchamps. Nico-ten-Languages a demandé au champion quel était le secret de ses performances dominicales. La réponse de Hamilton a été simple : « Gravir le Raidillon sans crainte, appuyer à fond sur l'accélérateur à Kemmel, faire confiance à mon instinct à Pouhon et même fermer les yeux à Blanchimont ». Le comte de Moncet observa que l'Allemand, « battu et se plaignant de son manque de provisions », semblait ignorer qu'aucun barbare bienveillant ne pouvait sauver un empire en ruine. La ruine financière était inévitable. Le 16 septembre 1215, le comte de Moncet rapporta que les rituels remplis d'encens de l'écurie ne pouvaient plus masquer « le trou dans ses bilans ». Un huissier de justice confronta l'équipe pour une dette de 120 millions d'écus, dont 110 millions étaient en souffrance. Gérard-Sans-Blé, le créancier, proposa sans détour de « vendre un volant au premier créancier » si quelqu'un était prêt à « louer une cuve ».
Malgré le chaos financier, le drame sur la piste se poursuivait. Le 28 octobre 1215, Lewis remporta le championnat à Austin, ce qui incita le comte à noter que « le chaos entourant une course audacieuse n'affecte plus un seigneur chevronné ; rien ne peut l'arrêter, l'histoire est en train de s'écrire ». Nico-ten-Tongues, cependant, ressentit la douleur de la trahison et s'écria : « Trahison ! Par Jupiter ! L'équipe est contre moi ». Le stratège Wolf tenta de calmer les esprits en déclarant « Nico est notre fils, Lewis est notre roi », mais la discorde persista. Les intrigues politiques refirent surface le 11 novembre 1215 lorsque l'archevêque Dietrich, après avoir tenté en vain de rompre ses liens avec Renault, fut contraint de faire marche arrière. Au cours d'un échange houleux avec Godefroy de Taffin, Dietrich plaida pour un sauvetage financier, promettant « des châteaux espagnols » et « tout ce que nous pouvons donner » en échange de son soutien. L'année s'est terminée sur une note plus calme. Le 2 décembre 1215, après deux saisons en Formule 1, Marcus Ericsson restait un fantôme pour la plupart des gens. Jacques Caribou, présentant le « Prix de la transparence », déclara : « Nous jurons qu'il existe ! Il s'appelle Ericsson », mais il fut rabroué par le comte, qui affirmait attendre un autre homme. L'insistance d'Ericsson (« Je m'appelle Ericsson ! ») souligna la crise d'identité persistante de l'équipe.
Au milieu de ces drames humains, le passé mythique de ce sport persistait. Une vignette bonus rappelait la magistrale performance de Fangio au Nürburgring en 1957, comparant la légende argentine à « Ajax et Achille, Bayard et Roland », et suggérant que ce jour-là, le pilote était devenu « un panoptique, non plus mortel, mais mythique ». La juxtaposition des exploits héroïques anciens et de la ruine financière moderne souligne la fragile alchimie qui maintient en vie une équipe de Formule 1 : le talent, l'ambition et la menace omniprésente de la dette.