La présence de la France en Formule 1 se renforce, avec trois pilotes et le retour d'un Grand Prix national, mais de nombreuses personnalités françaises font depuis longtemps partie du cercle restreint de ce sport. Aujourd'hui, nous nous entretenons avec Magali Bernard, responsable médias du circuit Paul Ricard, qui accueillera le Grand Prix de France du 22 au 24 juin.
Alors que le rugissement des moteurs de Formule 1 s'apprête à résonner à nouveau au Castellet, c'est Magali Bernard qui tire discrètement les ficelles du cirque médiatique qui entourera le retour tant attendu du Grand Prix de France au Paul Ricard. Absent du calendrier de la F1 depuis 1991, le circuit se prépare désormais pour ce que Stéphane Clair, PDG, qualifie de « plus grand événement de l'année », et le poste de Magali Bernard en tant qu'attachée de presse et responsable des relations publiques la place au cœur de cette effervescence.
Chaque jour, elle répond aux demandes des journalistes, fournit des photos, organise des interviews avec les dirigeants du circuit et coordonne les tournages et les séances photo sur place. Son parcours vers ce poste a commencé par un master en marketing, suivi d'un stage qui lui a permis de découvrir les services événementiels, presse et VIP. « J'ai appris à connaître le circuit de fond en comble et j'ai rencontré les personnes qui le font fonctionner », se souvient-elle.
La passion de Bernard pour le sport automobile trouve ses racines dans les sorties en famille avec son père, qui l'a initiée aux rallyes régionaux et l'a emmenée au circuit Paul Ricard pour le centenaire de Renault en 1998. Cette expérience directe sur circuit a déclenché chez elle un amour pour la vitesse et l'ingénierie qui ne l'a plus jamais quittée.
Interrogée sur les défis auxquels les femmes sont confrontées dans un sport dominé par les hommes, Bernard répond qu'elle n'en a rencontré aucun. « Les gens sont en fait ravis de rencontrer une femme fan de voitures et de sport automobile. Même lorsque nous les emmenons faire un tour sur la piste de karting, les hommes jouent franc jeu », dit-elle en riant.
Bien qu'elle travaille aujourd'hui au plus haut niveau de la course automobile, Bernard avoue que son cœur bat toujours pour les événements classiques qui ont longtemps défini Le Castellet. « J'étais attirée par les Blancpain GT Series, mais avec le temps, j'ai appris à aimer les rassemblements historiques comme le Tour Auto et les Dix Mille Tours. Voir toute l'histoire de l'automobile défiler sur le circuit est un plaisir unique. »
Pour Bernard, la Formule 1 représente « le meilleur du meilleur » : un mélange d'ingénierie de pointe, de talents de pilotage d'élite et de certains des plus beaux circuits du monde. Ayant grandi dans la région, elle considère le retour du Grand Prix comme un retour aux sources qui lui a manqué dans son enfance. « Il est important pour le sud de la France d'accueillir à nouveau la F1, dit-elle, et je suis fière d'y contribuer. » La perspective de voir des pilotes français s'aligner sur leur propre sol ajoute encore à l'excitation. « Entendre la Marseillaise au Castellet serait incroyable pour nos héros nationaux », note-t-elle, tout en restant professionnellement impartiale.
Ses souvenirs les plus marquants du sport automobile mêlent participation personnelle et frissons de spectatrice : une première expérience de karting sur le circuit même dont elle assure aujourd'hui la promotion, ses premières visites au Grand Prix de Monaco lorsque les moteurs étaient plus bruyants, et l'effervescence palpable d'un paddock qui semblait autrefois beaucoup plus accessible.
Grâce à sa coordination quotidienne, Bernard veille à ce que, lorsque les feux s'éteindront au Paul Ricard, le monde entier assiste non seulement à une course, mais aussi à une célébration du patrimoine automobile français, de l'ingénierie moderne et des personnes qui font vivre ce sport.