Éditorial sur le Grand Prix de Belgique : l’ennui touche enfin à sa fin

Éditorial sur le Grand Prix de Belgique : l’ennui touche enfin à sa fin
Crédit: FanF1

Max Verstappen a une nouvelle fois dominé la saison, le pilote néerlandais accumulant les victoires et se rapprochant de plus en plus d'un deuxième titre de champion, au détriment toutefois du suspense.

Une vague de pénalités à Spa a ajouté une touche d'intrigue à un week-end qui semblait autrement prévisible. Alors qu'au début de la saison, Max Verstappen était aux prises avec une Red Bull peu fiable, le pilote néerlandais a désormais renversé la situation et s'est imposé comme le leader incontesté depuis que la brève remontée de Ferrari s'est essoufflée. Avec 80 points d'avance au classement, Verstappen enchaîne les victoires avec autant de régularité qu'une grand-mère tricote un pull, et le championnat semble déjà joué.

Le circuit des Ardennes est toutefois réputé pour le chaos qui règne dans le premier virage, et partir en fond de grille peut être la recette du désastre. Verstappen et son plus proche rival, Charles Leclerc, ont tous deux réussi à éviter les incidents du début de course et à remonter dans le classement, soulignant leur talent dans un environnement périlleux. Au-delà du spectacle offert en début de course, celle-ci n'a guère donné lieu qu'à quelques dépassements. Le champion du monde en titre visait initialement une nouvelle victoire, puis s'est concentré sur l'obtention d'un deuxième titre. Pendant ce temps, la résurgence de Mercedes laisse présager un retour à l'époque où une seule équipe dominait tandis que les autres se disputaient les miettes. Les fans aimeraient voir la grille redevenir plus compétitive, comme lors de la saison 2012, où sept pilotes différents ont remporté les sept premières courses, ou lors de la confrontation à Silverstone, où cinq voitures différentes se sont disputé le podium.

En fin de compte, la régularité reste la pierre angulaire d'un championnat passionnant. Nous avons les meilleurs pilotes du monde (oui, même Latifi), mais sans les bonnes machines, ils sont contraints de regarder le mastodonte autrichien et ses brillants ingénieurs dicter leur loi. Les nouvelles réglementations promettaient un spectacle plus passionnant, mais ce sport a encore un long chemin à parcourir avant que cette promesse ne soit tenue.